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Documents DISCRIMINATION 151 résultats

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À l'occasion de la journée internationale pour les droits des femmes 2025, la Fondation des femmes et le Crédit municipal de Paris publient une synthèse des travaux menés depuis deux ans par l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes. Cette synthèse révèle une photographie alarmante des inégalités économiques persistantes qui frappent les femmes en France en particulier les femmes en couple hétérosexuel.

Les membres expertes de l'Observatoire - Lucile Peytavin, Lucile Quillet, Hélène Gherbi et Laure Marchal, sous la direction de la Fondation des Femmes - ont publié cinq notes depuis 2022, sur les thèmes :

le coût de la justice pour les victimes de violences sexuelles, cinq ans après #MeToo,
la dépendance économique des femmes, une affaire d'État ?,
le coût d'être mère,
le coût du divorce,
le coût d'être aidante.

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À l'occasion de la journée internationale pour les droits des femmes 2025, la Fondation des femmes et le Crédit municipal de Paris publient une synthèse des travaux menés depuis deux ans par l'Observatoire de l'émancipation économique des femmes. Cette synthèse révèle une photographie alarmante des inégalités économiques persistantes qui frappent les femmes en France en particulier les femmes en couple hétérosexuel.

Les membres expertes de ...[+]

INEGALITE HOMME-FEMME ; PATRIARCAT ; ASPECT ECONOMIQUE ; VIOLENCE ; DISCRIMINATION ; FEMME

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Dans Discipliner les banlieues ? L'éducation à l'égalité des sexes dévoyée (La Dispute, 2024), le sociologue Simon Massei montre que les interventions en matière d'éducation à l'égalité des sexes s'adressent prioritairement aux publics de quartiers défavorisés.

INEGALITE HOMME-FEMME ; RACISME ; DISCRIMINATION ; EDUCATION A LA SEXUALITE

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- 60
Faire de la protection de la biodiversité un enjeu de santé publique est une nécessité car une nature " en bonne santé " est essentielle à la (sur)vie des êtres humains. Or force est de constater que les sociétés contemporaines, par leurs modes d'existence et de production, malmènent la nature et s'en éloignent… Ce numéro de La Santé en action éclaire les liens multiples et complexes entre nature et santé (physique et mentale) des individus à la lumière des publications scientifiques des dernières années. Un important chapitre est consacré aux politiques de renaturation urbaine, qui nécessitent de la coopération au sein des collectivités locales entre les services santé et environnement, ainsi que des outils de planification à moyen terme. Enfin, des exemples sont donnés, illustrant mille moyens de retrouver contact avec les bienfaits de la nature, à la crèche, à l'école, dans les maisons de retraite, dans les jardins partagés, etc.[-]
Faire de la protection de la biodiversité un enjeu de santé publique est une nécessité car une nature " en bonne santé " est essentielle à la (sur)vie des êtres humains. Or force est de constater que les sociétés contemporaines, par leurs modes d'existence et de production, malmènent la nature et s'en éloignent… Ce numéro de La Santé en action éclaire les liens multiples et complexes entre nature et santé (physique et mentale) des individus à la ...[+]

SANTE ; ÉDUCATION POPULAIRE ; POLITIQUE DE LA SANTE ; EPIDEMIOLOGIE ; DISCRIMINATION

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2y
- 76
Le rapport annuel du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes sur l'état du sexisme en France, basé sur le Baromètre Sexisme produit en collaboration avec l'institut Toluna Harris Interactive permet de mettre en lumière deux constats inquiétants :

• Une polarisation sociale autour des enjeux d'égalité de genre notamment dans les médias et les discours politiques.

• Des inégalités sociales et économiques très nettement persistantes.

Les discours sexistes et masculinistes ont gagné en visibilité, notamment dans les médias et les discours politiques. Si les enjeux d'inégalités de plus en plus traités dans les médias, les femmes restent invisibilisées et les propos sexistes trop coutumiers, trop peu contrôlés et trop peu contredits.

En parallèle, le procès des viols de Mazan a bousculé la société, entre prise de conscience accrue du sexisme systémique d'un côté, et la lente introspection masculine de l'autre. Les violences sexistes et sexuelles perdurent et sont même déclarées en hausse, et le travail, la politique et la vie de famille restent les sphères privilégiées de ce sexisme.

L'un des chiffres les plus marquants, c'est celui des 94% de femmes de 15 à 24 ans qui estiment qu'il est plus difficile d'être une femme aujourd'hui, soit 14 points de plus qu'en 2023, quand seulement 67% des hommes de 15-24 ans le pensent (+8%). Pire, 13% des hommes pensent qu'il est plus difficile d'être un homme qu'une femme.

Le procès de Mazan a constitué un miroir de ces oppositions : pour 65% des Français, l'affaire Mazan illustre le fait qu'en matière de violences sexistes et sexuelles, tous les hommes portent une part de responsabilité et/ou de culpabilité. Ainsi, plus de 9 Français sur 10 considèrent que les hommes ont un rôle à jouer dans la prévention et la lutte contre le sexisme.

Le Haut Conseil à l'Égalité fait donc apparaitre des solutions plébiscitées par les Français :
• L'éducation à l'égalité est jugée prioritaire par la quasi-totalité des Français. 9 Français sur 10 soutiennent l'instauration de cours à l'éducation à la vie affective et sexuelle. Cette mesure est même perçue comme la plus efficace contre le sexisme pour 10 Français sur 10.

• La réforme du congé paternité/parental est une attente forte en matière de justice sociale et d'égalité, plébiscitée par 7 Français du 10.

• Une action résolue pour une plus grande mixité et parité dans le monde professionnel. Dans la formation de nos jeunes d'abord et dans le monde du travail ensuite.

• Des pouvoirs publics qui doivent passer d'une obligation de moyens à une obligation de résultats, notamment avec la mise en place de budgets sensibles au genre et l'adoption de critères d'égaconditionnalité dans l'ensemble des aides et financements publics.

• Un engagement plus important des hommes dans la lutte contre le sexisme : 8 Français sur 10 trouvent qu'il existe une tolérance trop importante vis-à-vis des actes et propos sexistes.

« Les femmes sont plus féministes, et les hommes plus masculinistes, surtout les jeunes. Les Français attendent que les responsables politiques agissent contre le sexisme, notamment en instaurant enfin les cours à l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, qu'ils plébiscitent largement. » Bérangère Couillard, présidente du Haut Conseil à l'Egalité.[-]
Le rapport annuel du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes sur l'état du sexisme en France, basé sur le Baromètre Sexisme produit en collaboration avec l'institut Toluna Harris Interactive permet de mettre en lumière deux constats inquiétants :

• Une polarisation sociale autour des enjeux d'égalité de genre notamment dans les médias et les discours politiques.

• Des inégalités sociales et économiques très nettement p...[+]

SEXISME ; ENQUETE ; FRANCE ; STEREOTYPE ; EGALITE HOMME-FEMME ; INEGALITE HOMME-FEMME ; DISCRIMINATION

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- 100
Cote : REMAIDES 130
L'info est en une de La Dépêche du Midi ; en haut de page, bien visible. L'article concerne un « événement » qui s'est déroulé à Auch (Gers). Extrait : « Un vent de panique a soufflé ces jours-ci parmi le personnel du tribunal de grande instance auscitain. Au cours du jugement d'une importante affaire de drogue qui a mobilisé le palais de justice d'Auch, durant quatre jours, (…) il s'est avéré qu'un ou deux prévenus étaient séropositifs. Du coup, tous les employés se sont sentis tout d'un coup mal dans leur peau ; craignant d'attraper le sida, ils ont exigé que les locaux soient désinfectés. » Cette réaction peut surprendre, tout comme celle du procureur qui, tout en étant « persuadé de l'inutilité de cette requête », a néanmoins choisi d'obtempérer. Il a fait appel pour cela au « laboratoire de génie sanitaire » de la Direction départementale de l'action sanitaire et sociale, dont le quotidien nous dit qu'il « est parti à la chasse au virus ».

L'info date du 3 septembre 1987. De nos jours, elle dénote d'une époque où la méconnaissance était largement partagée, même si la réaction initiale du procureur démontre que les modes de transmission du VIH étaient pourtant connus de certains-es. Finalement, ce sont celles et ceux qui ont eu peur qui ont obtenu gain de cause. Cette « peur » qui arrive « tout d'un coup », frappant telle la foudre, qui brouille les repères, altère le jugement et les comportements (« mal dans leur peau » !) et conduit à demander l'absurde : ici, la désinfection d'une salle d'audience. Le plus souvent, ce ne sont pas les locaux qui trinquent, mais les personnes vivant avec le VIH elles-mêmes, victimes de préjugés, de la violence des mots et de certaines propositions. En 1987 (encore !), le grand hebdomadaire LGBT de l'époque, Gai Pied, publie, en avril, une interview de François Bachelot, représentant de Jean-Marie Le Pen sur les questions de santé et député FN. Celui qui est aussi médecin cancérologue explique : « Les sidaïques sont de véritables bombes virologiques. On ne fera pas de progrès dans la lutte contre le sida sans isoler les patients ».

C'est lui qui souffle le terme « sidatorium » à Le Pen. En mai de la même année (décidément !), Le Pen est l'invité de l'émission politique L'Heure de Vérité. Il y explique que le « sidaïque est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une sorte de lépreux. » avant de se lancer dans une démonstration ignominieuse : « Je vous rappelle qu'un sidaïque hospitalisé coûte entre 500 000 et un million de francs par an et que le nombre de ceux-ci double tous les huit mois (…) dans les conditions actuelles, il y a rupture très grave de l'équilibre de la Sécurité sociale ». Inutile, ici, d'argumenter contre l'inanité de l'analyse, mais notons qu'un tel raisonnement n'aurait sans doute pas été employé concernant une autre maladie. On imagine d'ailleurs la bronca si l'extrême droite avait développé cet argumentaire à propos des cancers.

Bien sûr, la saillie sérophobe de Le Pen a suscité des protestations, mais pas autant que la violence des propos l'exigeait. C'est l'évidence (hélas !), le VIH/sida est depuis son apparition la source — persistante, depuis des décennies — de représentations péjoratives, de comportements discriminatoires. Cela se manifeste par un traitement différencié, et bien souvent dégradé des personnes vivant avec le VIH, dans tous les champs de l'existence. Vie de famille, relations amoureuses et sexuelles, emploi, droits, accès aux services et aux biens, liberté de voyage et d'installation, accès à la santé… rien n'est pareil lorsqu'on vit avec le VIH ; rien ne semble aller de soi. C'est ce dont témoignent nombre de personnes vivant avec le VIH dans ce numéro et sa déclinaison sur le site AIDES.ORG. Hier comme aujourd'hui, le VIH reste source de « malaise », voire de « peur » pour une bonne part de la société. Ces réactions, on en connaît le ressort. Elles sont le fruit d'une ignorance des modes de transmission du virus et des extraordinaires avancées dans le champ des traitements, ce qui se traduit en représentations et stéréotypes qui se repaissent de fausses croyances, qu'ils véhiculent d'ailleurs. Cet ensemble produit une stigmatisation qui envahit — à des degrés divers, qui évoluent dans le temps — tous les champs de la vie des PVVIH.

Chez nous, comme ailleurs dans le monde, la sérophobie est à la fois individuelle et collective, « d'ambiance » et structurelle, parfois inscrite dans la loi (métiers interdits, interdictions d'entrée sur le territoire ou de s'y établir, obligation à dire sa séropositivité dans certains pays, etc.). La sérophobie est une des variantes de la stigmatisation de l'autre. Elle instaure des rapports de pouvoir et de domination. Elle entretient une forme d'ascendant. Elle perpétue des discriminations et des injustices. Depuis des années, militants-es de la lutte contre le VIH/sida, chercheurs-ses en sciences humaines, juristes, personnalités politiques, agences officielles internationales travaillent à trouver des solutions pour endiguer la sérophobie. Certaines ont été mises en œuvre. De grands principes ont été formalisés ; certains depuis des décennies. « La Commission des droits de l'homme des Nations Unies a confirmé que la discrimination fondée sur une séropositivité au VIH (réelle ou présumée) est prohibée par les normes existantes relatives aux droits de l'homme », assure ainsi le Cadre conceptuel et base d'action : stigmatisation et discrimination associées au VIH/sida, établi par l'Onusida en 2002, comme le rappelle un article de référence du CRIPS Île-de-France sur la sérophobie.

Comme on le voit, comme on le sait, comme certains-es le vivent dans leur chair, la sérophobie et ses mécanismes sont un des enjeux majeurs de la vie avec le VIH, de la qualité de vie auxquelles les personnes vivant avec le VIH aspirent légitimement, de la lutte contre l'épidémie. C'est ce qui a conduit Remaides à réaliser, ces derniers mois, un numéro différent de son offre habituelle — même si chaque numéro du journal aborde le sujet. Un numéro que vous avez entre les mains, dont la quasi-totalité du contenu traite de la sérophobie sous toutes ses formes. Des témoignages inédits, des interviews d'activistes, des dossiers thématiques (sérophobie et soins, la sérophobie vue par les arts, etc.), des infos pratiques, des solutions pour en finir avec la discrimination sérophobe, des analyses, des données, etc. composent ce numéro spécial… qui sera prolongé par une série d'articles complémentaires publiés uniquement sur AIDES.ORG, à partir de février 2025. Ce numéro spécial de Remaides (papier et sa déclinaison numérique) ne clôt évidemment pas le sujet. C'est une initiative, parmi d'autres, dans un combat collectif qui reste décisif plus de 40 ans après le début de l'épidémie : tout faire contre la sérophobie ![-]
L'info est en une de La Dépêche du Midi ; en haut de page, bien visible. L'article concerne un « événement » qui s'est déroulé à Auch (Gers). Extrait : « Un vent de panique a soufflé ces jours-ci parmi le personnel du tribunal de grande instance auscitain. Au cours du jugement d'une importante affaire de drogue qui a mobilisé le palais de justice d'Auch, durant quatre jours, (…) il s'est avéré qu'un ou deux prévenus étaient séropositifs. Du ...[+]

TEMOIGNAGE ; V.I.H. ; IST SIDA ; SEROPOSITIVITE ; DISCRIMINATION

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- 144
Cote : LDEFE 16
La question de l'habillement se situe à l'intersection des oppressions sexistes, racistes, validistes, classistes, mais aussi économiques et écologiques. Notre dossier examine différentes formes d'oppression qui se nichent dans ce geste quotidien qu'est le fait de s'habiller..

À lire aussi dans ce numéro : une grande rencontre entre l'eurodéputée Rima Hassan et le rappeur Médine, une enquête sur les violences sexuelles à l'encontre des femmes racisées dans les milieux culturels et un débat sur le projet de loi sur l'aide à mourir.[-]
La question de l'habillement se situe à l'intersection des oppressions sexistes, racistes, validistes, classistes, mais aussi économiques et écologiques. Notre dossier examine différentes formes d'oppression qui se nichent dans ce geste quotidien qu'est le fait de s'habiller..

À lire aussi dans ce numéro : une grande rencontre entre l'eurodéputée Rima Hassan et le rappeur Médine, une enquête sur les violences sexuelles à l'encontre des femmes ...[+]

LUTTE FEMINISTE ; FEMINISME ; CORPS ; IMAGE DE LA FEMME ; VETEMENT ; DISCRIMINATION

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- n° 244 - 160
Cote : DIA 244
La matrice originelle des processus menant aux radicalités est la question posée par ce dossier. Nous nous interrogerons sur ce qui a présidé aux actes marquant une rupture avec les systèmes de normes familiales, sociales et culturelles. Cela concerne tant les radicalités religieuses et politiques que les phénomènes de violences intrafamiliales menant à des transgressions radicales, tels que l'inceste ou encore les violences sociales comme les discriminations ou le racisme. [-]
La matrice originelle des processus menant aux radicalités est la question posée par ce dossier. Nous nous interrogerons sur ce qui a présidé aux actes marquant une rupture avec les systèmes de normes familiales, sociales et culturelles. Cela concerne tant les radicalités religieuses et politiques que les phénomènes de violences intrafamiliales menant à des transgressions radicales, tels que l'inceste ou encore les violences sociales comme les ...[+]

FAMILLE ; PARENTALITE ; NORME ; VIOLENCE ; VIOLENCE FAMILIALE ; INCESTE ; DISCRIMINATION

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- 100
Cote : REMAIDES 127
Exclu ! « La santé n'est pas gratuite », expliquait, mi-février, Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, invitée du Grand Jury (RTL, Le Figaro, Paris Première et M6), pour justifier la décision du gouvernement d'augmenter le reste à charge des consultations et le doublement des franchises médicales. Le scoop devait sans doute viser les plus étourdis-es d'entre nous : ceux et celles qui oublient que ce sont leurs contributions et cotisations sociales qui financent majoritairement notre système de santé. Catherine Vautrin en appelait même à la « citoyenneté sanitaire ». Une nouvelle formule, aux contours fumeux, dans ce style que le gouvernement affectionne tant. Ladite formule ayant sans doute pour vocation d'atténuer temporairement dans le discours public un argument particulièrement pénible, seriné depuis l'été dernier par une bonne partie de l'exécutif : l'augmentation des franchises permettrait de « responsabiliser » les Français-es. Le terme n'est pas employé par la numéro quatre du gouvernement, mais dans son intervention au Grand Jury, Catherine Vautrin a bien martelé : « Je pense que c'est important que chacun mesure qu'il y a bien un coût, et que ce coût est payé par la société toute entière ». D'accord sur cette évidence, mais, dans ce cas, pourquoi le gouvernement opte-t-il pour une mesure d'ajustement budgétaire destinée à « préserver le modèle social français » qui ne s'appuie que sur la contribution des malades. En effet, ce sont bien eux et elles qui sont exclusivement visés-es par ces mesures supplémentaires de taxation. Quelles sont-elles ?

Les franchises médicales passent au 31 mars de 50 centimes à un euro par boîte de médicaments et certains actes (kiné, radio, examen biologique) aussi, cela dans la limite d'un plafond journalier passant de deux à quatre euros. Elles passent de deux à quatre euros pour les transports sanitaires avec un plafond journalier de quatre à huit euros. L'ensemble des franchises resteront limitées à 50 euros par an, comme auparavant. Les personnes en ALD n'en sont pas exonérées. Mais le sont les mineurs-es, les femmes enceintes à partir du sixième mois de grossesse, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS) et de l'AME (jusqu'à quand ?). De plus, un second décret devrait être pris (probablement en juin) concernant les participations forfaitaires sur les consultations dont le montant est actuellement d'un euro par consultation. Il pourrait passer — les discussions sont en cours — à deux, voire trois euros ; là-encore à concurrence de 50 euros par an et par personne. Cela signifie, a minima, que toute personne (non exonérée) devra s'acquitter (au plus haut) de 50 euros de franchises médicales auxquels s'ajoutent 50 euros de participations forfaitaires.

Cela fait beaucoup. Cela fait trop… pour ce qui n'est rien moins qu'une taxation sur la santé et donc un impôt de plus sur la maladie. On ne peut pas dire les choses autrement puisque cette taxation porte uniquement sur les actes médicaux et l'utilisation de médicaments. Cette mesure est inégalitaire et choquante, d'autant plus dans le contexte actuel : déremboursement de médicaments, inflation, augmentation des restes à charge, des dépassements d'honoraires, des tarifs des complémentaires Santé, etc. Elle tient même de la double peine : on finance par nos cotisations quand on va bien ; on paie en plus lorsqu'on est malade. On a connu plus juste comme mesure. Le gouvernement en escompte quelque 800 millions d'euros d'économie ; des économies faites sur le dos des plus faibles. Dans son argumentaire, le gouvernement va jusqu'à prétendre que le maintien du plafond annuel fixé à 50 euros (pour les franchises) serait protecteur pour les « personnes affectées par une pathologie lourde », celles en ALD. Il reprend parfois son refrain sur la « responsabilisation » des Français-es. Emmanuel Macron, lui-même, avait avancé cet argument lors de sa conférence de presse fleuve en janvier dernier : « Quand je vois ce que nos compatriotes peuvent dépenser pour leurs forfaits de téléphonie, passer de 50 centimes à un euro la boîte de médicament, ce n'est pas un crime terrible. Il faut responsabiliser ».

Ce discours ne passe pas. Quoi qu'en dise l'exécutif, ce sont bien les professionnels-les de santé qui prescrivent (examens et traitements), lorsque les Français-es trouvent un-e médecin et y ont accès. Ce discours sur la présumée responsabilité des usagers-ères du système de soins est un mélange de punition et de paternalisme. Il a d'ailleurs aujourd'hui les mêmes accents que lorsque Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, s'efforçait d'imposer cette mesure controversée et impopulaire en 2007. Elle expliquait alors : « Quelle est la personne qui ne peut pas payer quatre euros par mois sur des objectifs aussi importants ? » Le vice originel de cette réforme tient dans le fait qu'elle laisse entendre que c'est l'usager-ère qui est responsable d'une dérive financière de l'Assurance maladie. Pourtant, on ne choisit pas d'être malade. Ce sont bien les médecins qui prescrivent. Pourtant, l'usager-ère finance déjà largement le système de soins comme on l'a vu. Et malgré cela, c'est encore à lui, à elle, de faire cet effort supplémentaire. La société civile a eu beau protester depuis des mois, demander l'abandon du projet ; rien n'y a fait. Il faut dire que les malades n'ont pas de tracteurs pour se faire entendre. Dans le fond, ce choix politique illustre bien le rapport de force à l'œuvre. Il est plus facile de taxer les malades (tout en prônant une baisse des impôts et des prélèvements pour tous-tes) que de remettre en cause les pratiques médicales. Il est d'ailleurs intéressant de voir que le gouvernement manifeste de l'intérêt pour la taxe « lapins » qui vise à sanctionner financièrement les patients-es qui n'honoreraient pas un rendez-vous médical, alors qu'il est d'une mollesse coupable pour lutter contre les refus de soins dont sont victimes les patients-es. Il est vrai qu'il est toujours plus aisé et confortable d'être du côté du manche, y compris dans le champ de la santé.[-]
Exclu ! « La santé n'est pas gratuite », expliquait, mi-février, Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, invitée du Grand Jury (RTL, Le Figaro, Paris Première et M6), pour justifier la décision du gouvernement d'augmenter le reste à charge des consultations et le doublement des franchises médicales. Le scoop devait sans doute viser les plus étourdis-es d'entre nous : ceux et celles qui oublient que ce sont ...[+]

V.I.H. ; IST SIDA ; TEMOIGNAGE ; SANTE DE L'ADOLESCENT ; DROIT ; DISCRIMINATION

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y
- 40
70% des femmes estiment ne pas avoir reçu le même traitement que leurs frères dans la vie de famille, près de la moitié des 25-34 ans pense que c'est également le cas à l'école et 92% des vidéos pour enfants contiennent des stéréotypes genrés : ces trois chiffres issus du 6ème rapport annuel sur l'état du sexisme en France sont révélateurs des causes du sexisme persistant et des inégalités ancrées dans la société. Famille, école et numérique sont les trois incubateurs qui inoculent le sexisme aux enfants dès le plus jeune âge. Il faut donc le combattre là où il nait. C'est une des principales conclusions du rapport.[-]
70% des femmes estiment ne pas avoir reçu le même traitement que leurs frères dans la vie de famille, près de la moitié des 25-34 ans pense que c'est également le cas à l'école et 92% des vidéos pour enfants contiennent des stéréotypes genrés : ces trois chiffres issus du 6ème rapport annuel sur l'état du sexisme en France sont révélateurs des causes du sexisme persistant et des inégalités ancrées dans la société. Famille, école et numérique ...[+]

SEXISME ; FRANCE ; STEREOTYPE ; DISCRIMINATION ; EGALITE HOMME-FEMME

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- 264
Cote : A3 PIT
Dans cet ouvrage, Tal Piterbraut-Merx critique l'idée selon laquelle l'enfance serait une condition naturelle : au contraire, le statut de minorité et l'institution familiale ont une histoire et se fondent sur des rapports socio-économiques et sur un système juridique et symbolique. En s'appuyant sur des travaux issus de la philosophie classique puis de la théorie féministe, il propose de dénaturaliser et repolitiser la domination adulte, en relation avec les autres rapports de pouvoir. Il ouvre des pistes pour lutter contre l'oppression des enfants et notamment la culture de l'inceste. Suite au suicide de l'auteur, un collectif d'ami·es a établi cet ouvrage à partir du manuscrit inachevé de sa thèse.[-]
Dans cet ouvrage, Tal Piterbraut-Merx critique l'idée selon laquelle l'enfance serait une condition naturelle : au contraire, le statut de minorité et l'institution familiale ont une histoire et se fondent sur des rapports socio-économiques et sur un système juridique et symbolique. En s'appuyant sur des travaux issus de la philosophie classique puis de la théorie féministe, il propose de dénaturaliser et repolitiser la domination adulte, en ...[+]

DISCRIMINATION ; ENFANCE ; âgisme ; VIOLENCE ; VIOLENCE À L'EGARD DE L'ENFANT ; SOCIOLOGIE ; PHILOSOPHIE ; LUTTE FEMINISTE ; FEMINISME

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y
- 8
Livres, BD, livres pour enfants, brochures, articles... une bibliographie très complète sur la notion d'antiracisme. Une partie des recommandations est disponible au prêt au Centre de Documentation !

BIBLIOGRAPHIE ; BIBLIOGRAPHIES, FILMOGRAPHIES ; RACISME ; DISCRIMINATION ; FEMINISME ; ANTIRACISME ; colonialisme

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- 4
Lettre des ateliers thématiques du programme GSS à Sète n°3 (Sète 2024)

TRANSIDENTITE ; TRANSPHOBIE ; MINEUR ; DISCRIMINATION ; transgenre

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- 31
Ce guide a pour objectif d'informer et d'accompagner les personnes migrantes dans leurs démarches d'accès à la santé et aux droits en France. Il offre des informations claires et accessibles sur le VIH/sida, les autres IST et les ressources disponibles.

MIGRATION ; SANTE ; DROIT ; DISCRIMINATION ; V.I.H. ; IST SIDA

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- 216
Cote : F43 NGU
Du Québec à l'Afrique subsaharienne, en passant par les Antilles, la France et la Belgique, Fabrice Nguena est allé à la rencontre de 25 personnes AfroQueer engagées dans leur milieu, afin de déconstruire les préjugés dont elles font encore l'objet. Sa motivation ? Rendre audible la voix de personnes Noires et LGBTQI+ qui subissent encore des discriminations et des agressions, allant parfois même jusqu'au meurtre, du fait de leur identité sexuelle et de leur minorité de genre, en particulier au sein même des communautés Noires. Il est temps que les jeunes AfroQueer puissent enfin se reconnaître dans des modèles qui leur ressemblent.

Les exemples sont diversifiés et positifs : Jérémy Clamy-Edroux (joueur professionnel de rugby), Solange Musanganya (militante AfroQueer), Louis-Georges Tin (homme politique et écrivain), Emma Onekekou (communicatrice et écrivaine)… Magnifique­ment illustrés par Dimani Mathieu Cassendo, ces 25 portraits issus des entretiens menés par l'auteur sont à la fois uniques, comme chacune des trajectoires de vie qu'ils racontent, et bouleversants d'humanité. S'ils relatent parfois des parcours marqués par la peur, le rejet, l'humiliation et la violence, ils témoignent aussi du courage, de la résilience, de la solidarité et de l'amour des personnes AfroQueer qui ont accepté d'y prêter leur voix. « Il est impératif que nous fassions ce que les générations précédentes n'ont pas pu faire, certainement parce qu'elles étaient trop occupées à essayer de survivre ; nous devons écrire nous-mêmes nos vécus, nos luttes et nos victoires, sans attendre que d'autres le fassent à notre place », écrit Fabrice Nguena.

Dédié à la mémoire de toutes les personnes assassinées dans le monde à cause de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, ce livre est une cartographie de ce devenir.[-]
Du Québec à l'Afrique subsaharienne, en passant par les Antilles, la France et la Belgique, Fabrice Nguena est allé à la rencontre de 25 personnes AfroQueer engagées dans leur milieu, afin de déconstruire les préjugés dont elles font encore l'objet. Sa motivation ? Rendre audible la voix de personnes Noires et LGBTQI+ qui subissent encore des discriminations et des agressions, allant parfois même jusqu'au meurtre, du fait de leur identité ...[+]

DISCRIMINATION ; ORIENTATION SEXUELLE ; TEMOIGNAGE ; queer ; LGBT ; SEXUALITE ; RACISME ; VIOLENCE ; minorité sexuelle

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- 128
Cote : G3 ELI
Pourquoi de nombreuses féministes du Nord global, si promptes à dénoncer l'impact du «fondamentalisme islamique» sur les femmes palestiniennes, restent-elles silencieuses quand il s'agit de décrier l'occupation et le génocide que perpétue l'État israélien en Palestine? La professeure et activiste palestinienne Nada Elia met en lumière ces liens complices de féministes avec le sionisme, rappelle la place des femmes et des personnes LGBTQ+ dans la lutte de libération de la Palestine et en appelle au démantèlement des structures coloniales qui écrasent l'ensemble de la population à Gaza et en Cisjordanie. Oui, la Palestine est plus que jamais un enjeu féministe.[-]
Pourquoi de nombreuses féministes du Nord global, si promptes à dénoncer l'impact du «fondamentalisme islamique» sur les femmes palestiniennes, restent-elles silencieuses quand il s'agit de décrier l'occupation et le génocide que perpétue l'État israélien en Palestine? La professeure et activiste palestinienne Nada Elia met en lumière ces liens complices de féministes avec le sionisme, rappelle la place des femmes et des personnes LGBTQ+ dans la ...[+]

LUTTE FEMINISTE ; RACISME ; DISCRIMINATION ; MONDE ; PALESTINE ; GUERRE ; colonialisme

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- 224
Cote : G61 THO
Quand on est gros·se, la majorité des consultations médicales commencent par le même rituel : " BONJOUR, ENLEVEZ VOS CHAUSSURES ET MONTEZ SUR LA BALANCE. "

Quel que soit le motif de votre visite, le seul fait de passer la porte suffit dans la grande majorité des cas, à déclencher cette injonction.
S'en suivent bien trop souvent une série de remarques, dans le meilleur des cas maladroites et infantilisantes, dans le pire, humiliantes. Alors, petit à petit, pour ne pas souffrir, pour ne pas être humilié·e ou infantilisé·e, on espace les rendez-vous.
Ne pas se faire soigner parce que l'on a peur cela porte un nom : l'évitement des soins de santé.
Et si la surmortalité des personnes grosses n'était pas seulement dues aux comorbidités, mais aussi aux discriminations et à cet évitement
des soins de santé ?
D'où vient cette grossophobie médicale institutionnalisée qui éloigne
du soin ? Comment la reconnaître ?
D'où vient ce lien implicite entre minceur et santé ?
Soigne-t-on un corps gros comme on soigne les autres corps ?
Comment prendre soin d'un corps gros si on ne sait rien
de ses spécificités ?[-]
Quand on est gros·se, la majorité des consultations médicales commencent par le même rituel : " BONJOUR, ENLEVEZ VOS CHAUSSURES ET MONTEZ SUR LA BALANCE. "

Quel que soit le motif de votre visite, le seul fait de passer la porte suffit dans la grande majorité des cas, à déclencher cette injonction.
S'en suivent bien trop souvent une série de remarques, dans le meilleur des cas maladroites et infantilisantes, dans le pire, humiliantes. Alors, ...[+]

Grossophobie ; DISCRIMINATION ; VIOLENCE ; CORPS ; ASPECT MEDICAL ; SANTE

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- 280
Cote : I14 MEN
« Bien que j'aie d'abord écrit Les Mains de ma Grand-Mère pour des lecteurs américains, le trauma racial blesse les corps un peu partout dans le monde. » Dans ce livre, dont le titre évoque la grand-mère de l'auteur, une Africaine-Américaine ayant travaillé dès l'âge de 4 ans dans des champs de coton, Resmaa Menaken nous propose une voie de guérison du trauma racial, totalement novatrice. Au travers d'exercices corporels simples et concrets, il permet de revisiter notre histoire collective et à chacun de partir à la découverte de ses traumas hérités, de reposer les ponts de la relation entre tous les humains, quelles que soient leur histoire et leur couleur de peau. Resmaa Menaken apporte des clés, serties de bienveillance, de guérison, d'espoir et de commune humanité à tous ceux qui se sentent concernés par le racisme qui imprègne nos sociétés, ceux qui le vivent dans leur chair au quotidien comme ceux qui ont peur de le perpétuer. Ce livre événement et essentiel, écrit dans l'urgence de l'histoire contemporaine des Etats-Unis, trace une nouvelle voie aux générations futures, parce que « les enfants n'ont jamais été très doués pour écouter leurs aînés, mais ils n'ont jamais manqué de les imiter » (James Baldwin).[-]
« Bien que j'aie d'abord écrit Les Mains de ma Grand-Mère pour des lecteurs américains, le trauma racial blesse les corps un peu partout dans le monde. » Dans ce livre, dont le titre évoque la grand-mère de l'auteur, une Africaine-Américaine ayant travaillé dès l'âge de 4 ans dans des champs de coton, Resmaa Menaken nous propose une voie de guérison du trauma racial, totalement novatrice. Au travers d'exercices corporels simples et concrets, il ...[+]

RACISME ; DISCRIMINATION ; PSYCHOTHERAPIE ; SANTE ; SANTE MENTALE ; TRAUMATISME

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- 346
Cote : A32
Un guide pour sortir de la passivité et entrer dans l'action antiraciste

Comment devenir un·e meilleur·e allié·e de la lutte antiraciste ?
Qu'est-ce que le privilège blanc et comment se manifeste-t-il ?
Comment se sentir légitime pour aborder ces questions en tant que personne blanche ?

Depuis l'émergence du mouvement Black Lives Matter, et face à la multiplication des violences policières, beaucoup d'entre nous ont pris conscience du caractère systémique du racisme et ressentent le besoin pressant de ne plus être complices de ce système.

Mais par où commencer ? Non seulement notre société ne nous apprend pas à être antiracistes, mais le climat politique et médiatique rend ces questions difficiles à aborder, même au sein de nos cercles intimes, où ces discussions peuvent déclencher des émotions intenses.[-]
Un guide pour sortir de la passivité et entrer dans l'action antiraciste

Comment devenir un·e meilleur·e allié·e de la lutte antiraciste ?
Qu'est-ce que le privilège blanc et comment se manifeste-t-il ?
Comment se sentir légitime pour aborder ces questions en tant que personne blanche ?

Depuis l'émergence du mouvement Black Lives Matter, et face à la multiplication des violences policières, beaucoup d'entre nous ont pris conscience du ...[+]

RACISME ; DISCRIMINATION ; LUTTE FEMINISTE ; VIOLENCE ; INTERSECTIONNALITE

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- 128
Cote : G22 NOE
Afroféminisme, Féminismes Noirs (avec des majuscules), femmes Noires qui sont féministes, femmes Noires engagées politiquement, féminisme décolonial, féminismes intersectionnels, féminisme africain. Autant de dénominations et de catégories identitaires utilisées de manière interchangeable qui entretiennent souvent des malentendus. Ce livre présente une histoire des Féminismes Noirs et les grands concepts qui sous-tendent leurs luttes. L'autrice aborde plusieurs thématiques dans lesquelles ces féminismes s'engagent et produisent une pensée qui fournit un bagage théorique et militant incontournable pour la justice sociale, antipatriarcale et anticapitaliste - l'espace à soi, l'abolitionnisme carcéral, la mémoire de l'esclavage, le rapport au corps, sans faire l'économie des sujets qui divisent encore.

Essayiste et militante afroféministe, Fania Noël est docteure en sociologie et professeure adjointe au Pratt Institute à New York. Ses domaines de recherche se situent à l'intersection de la sociologie politique des Black Studies, des études de genre et des études critiques des médias. Son dernier ouvrage Et maintenant le pouvoir : un horizon politique afroféministe a été publié en 2022 chez Cambourakis. [-]
Afroféminisme, Féminismes Noirs (avec des majuscules), femmes Noires qui sont féministes, femmes Noires engagées politiquement, féminisme décolonial, féminismes intersectionnels, féminisme africain. Autant de dénominations et de catégories identitaires utilisées de manière interchangeable qui entretiennent souvent des malentendus. Ce livre présente une histoire des Féminismes Noirs et les grands concepts qui sous-tendent leurs luttes. L'autrice ...[+]

RACISME ; DISCRIMINATION ; INTERSECTIONNALITE ; LUTTE FEMINISTE ; FEMINISME

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- 272
Cote : A3 CHO
Harcèlement, humiliations, insultes : nous sommes bien averti.es de ces fléaux de la vie en société et nous nous efforçons de lutter contre eux. Mais il y a un cas de figure que nous négligeons : celui où l'agresseur, c'est... nous-même. Bien souvent résonne dans notre tête une voix malveillante qui nous attaque, qui nous sermonne, qui nous rabaisse ; qui nous dit que, quoi que nous fassions, nous avons tort ; que nous ne méritons rien de bon, que nous présentons un défaut fondamental. Cette voix parle particulièrement fort quand nous appartenons à une catégorie dominée : femmes, enfants, minorités sexuelles ou raciales...
Ce livre se propose de braquer le projecteur, pour une fois, sur l'ennemi intérieur. Quels sont ces pouvoirs qui s'insinuent jusque dans l'intimité de nos consciences ? Comment se sont-ils forgés ?
Nous étudierons quelques-unes de leurs manifestations : la disqualification millénaire des femmes et, notamment, aujourd'hui, des victimes de violences sexuelles ; la diabolisation des enfants, qui persiste bien plus qu'on ne le croit ; la culpabilisation des mères, qui lui est symétrique ; le culte du travail, qui indexe notre valeur sur notre productivité ; et enfin la résurgence de logiques punitives jusque dans nos combats contre l'oppression et nos désirs de changer le monde. [-]
Harcèlement, humiliations, insultes : nous sommes bien averti.es de ces fléaux de la vie en société et nous nous efforçons de lutter contre eux. Mais il y a un cas de figure que nous négligeons : celui où l'agresseur, c'est... nous-même. Bien souvent résonne dans notre tête une voix malveillante qui nous attaque, qui nous sermonne, qui nous rabaisse ; qui nous dit que, quoi que nous fassions, nous avons tort ; que nous ne méritons rien de bon, ...[+]

PATRIARCAT ; HETERONORMATIVITE ; DISCRIMINATION ; LUTTE FEMINISTE ; FEMINISME

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